Quand le DPCP (Directeur des poursuites criminelles et pénales) sort pour se justifier

 

Le DPCP se défend en disant qu'il ne bloque pas de dossier, ce qu'on voit par contre semble bien le contraire.

Avec le fameux arrêt Jordan, je pense qu'il n'est pas normal que les avocats des accusés étirent le temps, il est normal pour certains dossiers d'avoir besoin plus de temps, mais de là à passer 3 ans sur un dossier c'est complètement exagéré.

Les juges, devraient dans la mesure où il y a exagération, sur le temps demandé pour telles ou telles requêtes (demandes) devaient pouvoir mettre un frein et aviser l'avocat qu'il commence à voir son jeu de mauvaise foi pour se rapprocher de l'arrêt Jordan.

Ils devraient avoir le droit de bloquer les requêtes ou du moins raccourcir les demandes frivoles, parce qu'un avocat qui est bien payé, c'est un avocat ou les demandes sont dans la plupart du temps pour faire gagner du temps.

Quand je vois le DPCP disant qu'il n'a rien à se reprocher, que le procureur en sort publiquement pour soi-disant préserver la confiance du public, j'ai un peu de misère avec ça, mais je n'irais pas à dire qu'il est corrompu, car il serait facile de me poursuivre en diffamation.

Ce qui commence à ressembler à un parti pris et qui sent extrêmement mauvais, ce sont toutes les mises en accusation des politiciens libéraux qui au bout du compte coutent extrêmement cher aux citoyens du Québec et donnent zéro résultat. Il est très rare lors d'une mise en accusation que DPCP décide de laisser tomber une accusation, pour ma part, on ne voit que cela depuis à peine 6 ans.

Depuis l'enquête publique sur la corruption au Québec (commission Charbonneau), tout ce qui se rapporte à cette enquête,  je dirais que les pions sur l'échiquier ont changé, mais la reine sut prendre sa place et les protéger.

On nous prend vraiment pour des imbéciles, cette enquête à t elle servit à quelque chose ? Au contraire, elle a abouti à une impasse totale, les politiciens s’en sont mis plein les poches. Quand l'on obtient une ordonnance "sous-scellée" jusqu’au 9 novembre 2096 pour le deuxième rapport Duchesneau « Le financement illégal des partis politiques» il y a un problème, "la parole est d'argent, mais le silence est d'or"  avec le DPCP qui est supposer combattre le crime.

Ce qu'on voit, avec l'arrête Jordan, tous les acteurs impliqués de loin ou de proche avec le financement illégal des partis politiques en ont bénéficié.

Le 8 juillet 2016,  la Cour suprême du Canada a rendu l’arrêt R. c. Jordan, [2016] CSC 27, concernant les délais pour être entendu en matière pénale et criminelle. En effet, cet arrêt change la donne : devant les cours provinciales, un délai de 18 mois pourra être jugé excessif et mener au rejet des accusations.

André Claude Boies

 

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