Lettre ouverte d'un écrivain marocain menacée de mort par le roi Mohammed 6 au Premier ministre, Justin Trudeau

Roy du Maroc

Il a commencé l'écriture en 2000, date à laquelle, dit avoir compris qu'il n'y avait pas de presse au Maroc. Selon lui, une classe politique corrompue qui travaille pour la monarchie.

Il envoie ses lettres d'un petit café internet de Casablanca au Maroc.

Il risque sa vie tous les jours, parce qu'il a dénoncé la corruption au sein de l'entreprise ou il travaillait en 1982. Une simple histoire de vêtements de sécurité au travail, qui a fait boule de neige. Il n'a jamais cessé d'être harcelé, selon ses dires, on là violé et on lui à collé, les pires scénarios , comme, celui d'êtres un espion ou même un tueur.

Il n'a jamais voulu se conformer aux politiques du roi Mohammed VI qui porte ce titre depuis 1999. On lui a demandé à maintes reprises sous la menace de signer des aveux, ce qu'il a toujours refusé de faire sous prétexte que le roi aurait des preuves pour enfin se débarrasser de lui et le mettre en prison, ou pire de l'exécuter.

Il veut que le monde entier sache qu'au Maroc, la population est sous la servitude et la paupérisation sous l'emprise d'un roi menteur, corrompu qui lui a privé de mener une vie normale depuis son arrivée au pouvoir.

Voici son histoire qui est racontée dans une lettre envoyée à plusieurs personnes des gouvernements Internationale.


Bonjour Monsieur le Premier Ministre JUSTIN TRUDEAU

Je tiens à vous informer que je suis un homme marocain âgé de 60 ans, célibataire, écrivain et qui vit sous assignation, filature corporelle mêlée aux homicides, aux harcèlements et les brimades, depuis 1982, interdit de travailler ou de quitter le MAROC par ordre direct du roi du MAROC.

Il y'a moins d’un mois, j’étais en contact avec vous sur Facebook, et soudain le contact fut rompu entre nous et ceci est dû aux blocages effectués sur ma page par les autorités marocaines, et j’espère que vous vous souvenez toujours de moi ?

Pour vous informer sur le reste de mon histoire, je n’ai pas trouvé le moyen que de vous envoyer la présente lettre via PROVIDENCE INVESTIGATIONS qui seront remerciées pour cet acte humain très reconnu chez le peuple canadien.

Pour vous mettre dans le bain, je mets à votre disposition des liens de requêtes déjà faites auprès de plusieurs chefs d’État, des ONG, des pétitions et la lettre que j’ai adressée à Mme CHRYSTIA FREELAND :

Monsieur le premier Ministre :

Pour vous éclaircir ma situation je vais vous écrire la chronologie des évènements depuis 1982 jusqu’à nos jours :

1982 : j’étais affecté au groupe OCP la plus grande firme industrielle au MAROC en tant qu’agent de maitrise dans un atelier de fabrication d’acide phosphorique. J’étais encore jeune et je n’exerçais pas de politique, car je croyais que la loi est au-dessus de tout le monde et tant que je la respecte je n’aurais aucun problème dans ma vie.

Un jour, ma tenue de travail fut volée et je ne pouvais pas travailler sans cette tenue par mesure de sécurité, alors j’ai réclamé à la direction de me substituer ma tenue qui a refusé catégoriquement. Alors je me suis trouvé entre le marteau et l’enclume. D’une part,  je n’ai pas le droit de travailler sans tenue, d’autre part la direction refuse de me livrer une tenue.

Après enquête, j’ai découvert que la tenue coutait très cher, d'en les environs de 1000 euros et que chacun des employés a droit à une tenue tous les 3 mois, mais nos responsables nous donnaient une tenue tous les 6 mois, donc c’était la bagatelle de 1000 euros x 10.000 agents qui travaillaient dans les poches de la petite mafia qui dirigeaient les industries chimiques qui dépend du groupe des phosphates.

Et le détournement de ce gang ne se limitait pas aux tenues de travail, mais ils volaient beaucoup de choses, comme de l’acier, des appareils mécaniques, électriques et électroniques.. Rien que le directeur de la filiale à lui seul, il a quitté le MAROC avec la somme de 150.000 EUROS.

Il y a quelques années, je me suis installé en TUNISIE, tout près du MAROC et le roi ne prenait pas la peine de lancer un mandat d’arrêt international, par contre moi , dès que je quitte le MAROC, il envoie personnellement un mandat d’arrêt , prétendant que je suis recherché par la justice marocaine, soit pour terrorisme ou pour des raisons qui font rire parfois.

Alors quand, j’ai fait un scandale contre les responsables et j’ai écrit à la direction générale pour obtenir mon droit à la tenue du travail, ils ont eu peur que si je continue à travailler , ils risquassent d’être dénoncés pour tout ce qu’ils faisaient au sein de la filiale, sachant qu’à cette date, aucun ne pouvait broncher ou dénoncer quoi que ce soit.

Quelques mois après, je fus suspendu du travail pour motif instrumentalisé, et verbalement les responsables m’ont déclaré que la vraie raison et que je suis révolutionnaire. Ça m’a fait tellement rire. Mais je n’ai pas regretté mon départ car j’étais encore jeune, et je pouvais faire ma vie dans un autre domaine.

Deux mois après, cette mafia ‘a envoyé un responsable jusqu’à chez moi pour me demander de revenir au travail, ce qui ne se fait jamais par cette boite, même pour un fils de ministre. Au retour on m’a demandé de rédiger une lettre de réintégration, une fois faite, ils m’ont recommandé de reprendre mon travail dès le lendemain, ce qui n’a jamais été fait dans le passé car la loi impose la réintégration après 6 mois de dépôt de la demande écrite.

J’étais tellement surpris ( y compris le personnel ) mais je ne savais pas que c’était un piège.

En moins de 3 mois, je fus victime d’au moins 2 tentatives d’assassinat (méthodes très connues dans ce groupe pour liquider les opposants politiques du régime marocain et aussi les syndicalistes).

Ce gang a fait tomber une vanne de 200 kgs qui m’a ratée miraculeusement. La seconde tentative, ils ont mis sur mon passage un fil électrique branché d’un côté à une prise de 500 volts, et l’autre bout plongé dans une marre d’eau par laquelle je devais passer pour régler un problème mécanique.

Après 3 mois, j’ai eu la visite d’un inconnu cagoulé qui m’a rendu visite chez moi pendant la nuit, et m’a informé que ce gang a décidé de me liquider le lendemain matin.

La nuit même j’ai ramassé mes choses et je suis rentré chez mes parents à Casablanca.

Ce gang, de peur de ne pas être dévoilé pour le public (malgré que le roi sait très bien ce qu’ils font), ils ont alerté le directeur général du groupe OCP qui avait un statut plus qu’un premier ministre, et pour le roi je suis un opposant révolutionnaire très dangereux pour la monarchie. Le directeur général a avisé le tristement célèbre ministre de l’intérieur feu driss basri.

Et depuis ce jour, le régime ne m’a pas lâché et ils ont toujours essayé relier à un parti politique, un syndicat, une association, une mafia, un groupe communiste, un groupe islamique pour m’inculper.

Chaque jour, les services secrets transmettent un rapport au ministre de l’intérieur. Et à partir de l’année 2000, le roi a pris les choses en main, c’est lui qui reçoivait chaque jour au point que les services ne savent même plus quoi écrire, et on lui envoyaient des mensonges et parfois des informations à dormir debout. 

1984 : enlèvement par des inconnus vers le hangar d’une villa et violés pendant une nuit par 3 personnes des services qui m’ont menacé d’assassinat si je continue à critiquer la monarchie et exercer toute activité dans le domaine des droits de l’homme.

1985 : j’ai fui le Maroc à destination de la SUISSE, deux mois après, je fus arrêté après par Interpol. Et la raison, le Maroc a envoyé un mandat pour crime de justice, prétendant que je fuis le Maroc, la raison j'avais supposément tué un homme marocain.

J’avais beau essayer d'expliquer que c’était faux, mais ils ne voulaient rien comprendre. La police internationale m’a rapatrié au Maroc par avion le 12/12/1985. Une fois arrivée au Maroc, la police marocaine m’a reçu, m’a enlevé les menottes, m’a retiré mon passeport et m’a demandé de rentrer chez moi.

Je leur ai demandé où était l’homme que j’ai tué, ils m’ont simplement répondu que c’était juste un mensonge pour me rapatrier.

Alors cet acte, montre la vraie nature du régime marocain dans ses relations internationales, qu’il continue toujours de pratiquer notamment dans le domaine du terrorisme que le roi utilise comme moyen pour museler les lanceurs d’alertes ou les défenseurs des droits de l’homme.

1985/1988 : Assignation dans mon quartier dans un carré de 5 km2. Interdis de quitter mon quartier, de ma ville et de mon pays. Aussi, interdis d’exercer un métier à but lucratif pour ma survie. Et ceci sans procès, sans être différé devant un parquet, mais par décision verbale de l’administration.

1988 : proscription à l’intérieur du Maroc, à la ville d’Agadir, loin de 500 km de chez moi, puis recrutement dans une régie de distribution d’eau potable qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Et vu qu’ils n’ont pas respecté mon statut équivalent au statut d’ingénieur d’application, j’ai quitté la régie malgré les menaces claires de l’administration et que tout ce qui m’arrivait fut pris par décision du palais royal. Résultat : après une semaine, je fus arrêté et déposé à la prison d’Inzegane pour errance.

1990 : convocation par le patron des renseignements généraux marocains qui m’a remis mon passeport et un contrat de travail en Libye en tant qu’ingénieur dans une cimenterie. Après quelques semaines en Libye, les agents doubles marocains ont informé les services de renseignement libyens que je suis un espion marocain.

L’administration ne m’a pas laissé le choix : travailler pour la Libye ou mourir.

Alors j’ai fui la Libye par le désert entre le Niger et le Tchad puisque j’étais affiché dans toutes les issues de sortie (aéroport, port, frontières terrestres..).

1992/1994 : migration en Côte d’Ivoire où j’ai mené tranquillement ma vie en tant que commerçant ou professeur de marketing et communication dans un cadre afro-afro-américain pour la formation des chefs d’entreprises pour l’Afrique de l’ouest.

Un jour je fus convoqué par l’ambassade du Maroc en Côte d’Ivoire, l’ambassadeur m’a demandé que le roi hassan2 me demande de rentrer au Maroc pour un poste important. Je lui ai présenté ma surprise, car je n’ai aucun lien avec le roi, en plus je suis content de ma vie en Côte d’Ivoire.

L’ambassadeur m’a prévenu, mais j’ai refusé. Depuis j’ai eu l’administration ivoirienne au dos, m’accusant de fuite devant les impôts. Alors j’ai dû quitter la Côte d’Ivoire vers la Guinée-Bissau puis le Sénégal.

1994/1996 : En ce moment les renseignements occidentaux furent mis au courant de la traque des Marocains, mais en s’approchant de moi, ils ont découvert que je n’ai pas de relations avec le terrorisme, ni le Polisario, ni aucun groupuscule illicite.

Malgré ça, le régime marocain a continué ma filature, finalement, j’ai cédé le jour où je n’avais plus de papiers valables, car l’ambassade n’a pas voulu renouveler mon passeport qui a été volé par l’un de mes ployés. Et malgré que la police du Sénégal a arrêté le voleur qui a reconnu les faits du crime et qu’il a vendu tous mes effets, et malgré que la police sénégalaise m’a remis une attestation, l’administration a refusé de me renouveler mon passeport.

1996 : une fois arrivé au Maroc, l’administration marocaine a choisi la voie indirecte pour me communique les recommandations du régime. Tout d’abord, ils m’ont demandé de rédiger une lettre de repentance au roi.

J’ai refusé, car si je le fais, ça veut dire que je reconnais que je suis coupable de comploter contre le roi, et avec cette pièce justificative, pour faire de moi ce qu’il voulait.

Alors ils m’ont informé que le roi Hassan 2 et son ministre d’intérieur ont décidé de faire de moi un mendiant par les mesures sévères d’assignation. J’ai persisté, j’avais cru que les services européens qui sont au courant pourraient intervenir, surtout que le roi se vantait de vouloir faire la réconciliation avec les opposants du Maroc.

Mais réellement, la réconciliation comme on va voir dans l’avenir, n’était qu’une forme de réédition et de capitulation des Marocains comptés sur la gauche par la corruption et des postes importants, en contrepartie la gauche a rendu au régime sanguinaire sa virginité politique et devenue sa porte-parole dans les tribunes mondiales des droits de l’homme.

Le régime a fermé toutes les portes devant moi : travail, migration, filature corporelle, menace des partis politiques et associations des droits de l’homme de toute approche ou aide, filature corporelle, homicide, brimades, propagande près les islamistes que je suis laïque et islamiste près des laïques, parfois je suis pro-israélite, pro-algérien ou pro-iranien..

Et chez les gens qui ne suivent pas la politique, je suis un agent du régime qui espionne tout le peuple. Il ne me restait plus que ma petite famille pour subvenir à mes besoins élémentaires.

1998 : Driss Basri ordonna à ma fille de me jeter dans la rue. Effectivement, ma famille qui travaille pour le régime me jeta dans la rue. En plus, le régime commença ses premières menaces verbales. Par peu, et pour ne pas mourir gratuitement, j’ai décidé d’informer le peuple.

Les gens commençaient à parler de mon cas. Les unes se posent est-ce possible, les autres disent que je suis un agent secret, d’autre conclurent que je suis un malade mental. En même temps j’ai commencé à faire le colporteur pour manger.

La communauté juive marocaine et la communauté française résidente au Maroc commencent à recevoir des informations à mon sujet, mais le régime leur signifia de se mêler de leurs affaires.

1999 : Hassan2 mourut. Pendant un an, tout cessa du coup. On dirait que j’étais dans un rêve. 

2000 : le nouveau roi prit les choses en main. Il voulait régler mon problème à sa manière. Les barbouzes qui me traquaient commencèrent à parler que le roi ne me voulait aucun mal, mais il veut me donner un poste, à condition toujours de la lettre de repentance et de pardon.

Cette lettre je ne la ferai jamais même si je dois aller au poteau. Aux intervenants dans mon affaire que ce soit des personnes éminentes, des organismes ou des États et le roi répondaient qu’ils voulaient me donner un poste pour les calmer. Mais dès qu’ils cessent l’intervention, il ne fait rien.

Un quotidien marocain compté sur la gauche marxiste « ALAHDATE ALMAGHRIBYA » , publia mon histoire le 15/12/2000. Mais il l’a fait d’une manière burlesque et douteuse. Le journal commençait sa servitude pour le régime. J’ai écrit une lettre au premier ministre socialiste Yousfi, 15 jours après j’ai trouvé la lettre chez les renseignements généraux.

Depuis j’ai commencé à écrire et envoyer mes pamphlets dans tous les sens. Le roi s’est enragé et a décidé de me punir.

2001 : Après le coup des twins center, le roi informa les services américains et espagnols opérant au Maroc, que j’avais des relations avec Oussama Ben Laden au Soudan. Je me suis trouvé avec les services à mes trousses. Après enquête, ils ont déduit que je ne connaissais ni le Soudan ni Oussama. Par contre, les Américains ont ordonné au roi de ne pas me tuer ou m’arrêter. Ça m’a soulagé un peu. J’ai continué pourtant à écrire contre le roi.

2003 : Attentats de Casablanca commis par les services marocains pour faire taire les démocrates qui militent pour les droits des Marocains. Le roi essaya de m’instruire une accusation, mais mon cas pouvait faire tomber tout sans plan de lutte contre le terrorisme dans l’eau.

150000 arrestations arbitraires. Des tortures, des assassinats, saccages et chantages… j’étais obligé de rédiger un article publié dans les médias qui met en doute son titre de commandeur de croyants. Le roi ordonna la diffusion de mon sang.

2004 : fuite miraculeuse en Libye. Le roi envoya un messager pour me retourner au Maroc. J’ai demandé aux Algériens de me recevoir dans leur pays. Effectivement, je suis parti à Alger après 6 mois de séjour en Libye.

Je suis rentré à Alger par l’aéroport de la ville en règle, et je me suis dirigé vers un hôtel. Le lendemain je fus réveillé par la police et trainé à la préfecture de police d’Alger. Dans une salle qui ne contenait que 4 bureaux, il y avait une trentaine de personnes qui ne représentaient pas la petite police, mais des cadres très supérieurs.

La première question fut qu’est ce que je suis venu faire en Algérie. J’ai répondu que je suis passé par leur ambassade algérienne en Libye et j’avais expliqué que je cherche un refuge pour sauver ma vie. Pendant deux heures j’ai expliqué aux flics mon histoire, ils sont restés sublimes, non pas pour mon histoire, mais pour ma maitrise de la langue française, et mon discours perfectionné peu connut chez nous les Marocains.

Les Algériens se croyaient toujours les héritiers de la langue française dans le monde arabe. Ils m’ont demandé quel poste j’occupais au Maroc, j’ai répondu que je n’occupe aucun poste important, je ne suis qu’un petit ingénieur de boite, converti en en faiseur de mots pour me défendre, et finalement le me suis trouvé sous la matraque du roi qui veut ma peau. 

Ils ont fait sortir un fax qui venait d’arriver au ministère de l’Intérieur marocain qui demandait aux autorités algériennes de me faire retourner au Maroc puisqu’il y a une convention entre les deux pays de ramener à la mère patrie les déserteurs de la police ou militaires et comme je suis un policier, l’autorité algérienne devait me rapatrier au Maroc le plus urgent possible.

La lettre expliquait aussi aux autorités algériennes que je suis un ami des juifs marocains, et que finalement le roi ne me voulait aucun mal, il avait juste besoin de moi pour assumer une tâche dans l’administration marocaine.

J’ai répondu aux Algériens que tout cela est un mensonge. Je n’ai jamais été policier, et bien sûr j’ai des amis marocains juifs, et le roi ne m’accorderait jamais un poste, mais c’est un alibi qu’il a toujours utilisé pour me rapatrier au Maroc. Ce n’était pas la première fois que le régime marocain utilise cette façon de faire.

Les Algériens ne m’ont pas cru. Pendant 4 ans, et à chaque interrogatoire, ils me posaient les mêmes questions. Une association des droits de l’homme LADDH en la personne du Maitre HOCINE ZAHWANE et le parti politique MDS par son secrétaire général ALI HASSAN ont confirmé aux autorités algériennes que je suis un écrivain journaliste, libre penseur et militant des droits de l’homme n’appartenant à aucun corps marocain que ce soit gouvernemental ou non gouvernemental.

Les Algériens m’ont ordonné de ne pas dépasser le centre-ville d’Alger et venir signaler ma présence chaque jour. Je me suis rendu à tout ce qui est actif à Alger dans le domaine des droits de l’homme., la presse où j’ai connu tous les organes de presses, et des personnes importants comme Mohamed BENCHIKOU qui a été prisonnier par BOUTEFLIKA pendant 2 ans pour son livre » l’imposture algérienne », Nadir Bensebaa secrétaire général de la fédération internationale de journalisme à Alger qui m’a mis en contact avec le président international de la dite FIJ JIM BOUMELHA.

Aussi,  j’ai tissé une relation avec l’archevêque d’Alger mon seigneur HENRI TESSIER. Mon histoire s’est vite propagée à Alger, mais le régime refuse toujours de me croire. Aussi je me suis inscrit au haut commissariat des réfugiés en tant que demandeur d’asile, ce qui m’a été refusé sous la pression des autorités algériennes.

Un jour les autorités algériennes m’ont fait des propositions, soit que je rejoigne le POLISARIO, soit postuler pour la nationalité algérienne, soit retourner au Maroc soit la prison. Je leur avais répondu que je ne peux pas rallier le Polisario, car je ne pourrais jamais combattre mes frères marocains, aussi une seconde nationalité ne me signifie rien puisque je ne vois pas ce que je pourrais apporter comme plus à L’Algérie, et si on me fait retourner dans mon pays le roi ne va pas hésiter à me faire trop mal, voire l’assassinat.

Et ce que je souhaite, c’est m’accorder un asile politique sous la protection du haut commissariat des réfugiés de l’ONU, aussi je les ai informés que j’ai fait une demande de statut d’apatride auprès de l’ONU.

Alors les Algériens ont décidé de m’emprisonner sous mandat de dépôt, et ceci par décision de l’homme fort de l’Algérie qui travaille dans l’ombre, MEIDIANE.

Tout d’abord, je suis passé par tous les commissariats de police du Sud algérien, ensuite je fus déposé dans une prison militaire isolée à 2000km au sud d’Alger, 48 degrés à l’ombre et des orages de sable durant toute l’année.

La vie était dure malgré le bon traitement du peuple algérien, à un certain moment je suis devenu amnésique. Après un peu plus de trois ans, une commission composée d’Américains et de Norvégiens mont rendu visite. J’ai compris que le régime algérien leur avait dit que je suis terroriste arrêté sous recommandation du Maroc.

Je leur expliquer que c’est tout à fait le contraire, je suis en prison, car les autorités algériennes croient que je suis pro-israélien, car le roi du Maroc a envoyé une lettre les informant que j’ai des relations avec les juifs du Maroc. Un grand gaillard américain me posa la question sur ma relation avec ces dits juifs. Je lui avais expliqué que j’avais une relation avec toutes les composantes intellectuelles du Maroc, y compris la communauté française et celle américaine.

Après une semaine je fus relâché. Mais j’ai eu la sommation écrite de quitter l’Algérie dans 15 jours.

2008 : J’ai mis une semaine pour arriver à Alger, il ne me restait donc qu’une semaine. Il fallait aussi renouveler mon passeport. L’ambassade du Maroc a refusé de me rendre ce doit. Les deux braves hommes HOCINE ZAHWANE et ALI HASSAN sont intervenus, mais l’ambassade du Maroc leur avait expliqué que c’est une décision du ministère de l’Intérieur et qu’ils ne sont pour rien.

L’archevêque d’Alger obtint de sa part après contact du Vatican une proposition de partir à la nouvelle Zélande, mais le passeport était nécessaire.

Je vous ai dit que durant les premiers mois de mon arrivée à Alger je partais à la maison de la presse TAHER DJAOUT. Un jour j’avais rencontré un journaliste nommé MOHAMED TAMALT.

Il était journaliste qui préparait son doctorat en journalisme à Londres. Il était le seul journaliste qui ouvrait le feu sur le régime algérien sans peur. Je croyais au départ qu’il était un espion du régime qui voulait me tirer les verres du nez, mais finalement j’ai compris qu’il était seulement l’un parmi les rares journalistes courageux.

Alors à ma sortie de prison j’ai rendu visite à la maison de la presse, et quelle fut ma chance de le retrouver, il était en vacances d’été. Cet homme a fait beaucoup d’effort pour me remonter le moral qui était presque à zéro à cause de ces années de prison.

Puis Mr TAMALT m’a pris un rendez-vous avec l’ambassadeur américain ROBERT FORD, le jour de la fête nationale des États-Unis le 4 juillet 2008. ROBERT FORD qui parle l’arabe mieux que moi, ne m’a pas reçu dans un bureau, mais autour du cocktail organisé par son ambassade, avec nous il y avait MOHAMED TAMALT qui essayait de m’aider à expliquer ce que m’ont fait les algériens.

Alors j’ai expliqué à Mr FORD ce que m’a fait le roi du Maroc te ce que j’ai enduré en Algérie, faisait semblant de me suivre, mais je savais qu’il était au courant de ma situation. Finalement, il m’a promis de régler dans une semaine. Quand j’ai quitté l’ambassade, TAMALT me confirma que les services algériens ont tout noté quant à ma discussion avec Mr FORD

Après une semaine, je suis parti à l’ambassade américaine, Mr Ford m’expliqua que l’ambassade du Maroc à Alger que la décision vient du ministre de l’Intérieur marocain. Il a appelé qu’il a contacté le ministre qui à son tour lui avait confirmé que c’est une décision du roi du Maroc. Robert FORD appela le roi et lui demanda de me livrer mon passeport.

Le roi a refusé, mais il l’a rassuré que si je rentrais au Maroc, il promet de me faire aucun mal, et qu’il aille même à m’accorder un logement à la ville d’Agadir, une retraite spéciale, à condition que je ne me mêle plus de la politique ou toute activité relative à la défense des droits de l’homme.

J’ai dit à Mr FORD que le roi ment, et d’ailleurs ce n’est pas la première fois que le régime marocain me trompe, il l’a déjà fait plusieurs fois.
Mr FORD me répondit que le roi du Maroc peut jouer avec tout le monde, sauf les Américains.

J’étais obligé d’accepter l’ordre de Mr FORD d’aller à l’ambassade. Le lendemain j’y suis parti. On ne me donna pas mon passeport, mais juste un sauf-conduit aller simple vers le Maroc, un billet d’avion et l’équivalent de 100 dollars pour acheter des fringues.

2008 : en novembre , à l’aéroport d’Alger j’étais accompagné de Mr HALI HASSAN secrétaire du MDS, par peur que je sois enlevé par les services algériens qui d’ailleurs m’ont déjà menacé que je ne sortirais vivant de l’Algérie. Effectivement, l’avion que je devais prendre a accusé deux heures de retard avant le décollage, sous les ordres de Mohamed MEDIANE.

Dans l’avion j’étais assis côte à côte avec Mr Mohamed BENCHICOU l’ex-patron du journal LE MATIN.
Arrivés à Casablanca, on était reçus à l’aéroport par des militants de l’AMDH. De l’aéroport, on était parti vers une maison ou il y avait des militants français et une Tunisienne SIHAM SEDRAOUI. Après avoir pris un café et une discussion non équilibrée, j’ai quitté en direction de l’hôtel, puisque je n’avais personne qui m’abriterait, vu que mes parents m’ont chassé depuis 98. 

Le lendemain, une délégation composée de policiers non ordinaire sont venus me voir dans l’enceinte de l’hôtel. Ils m’ont traité avec un respect exagéré. On me transmit les recommandations du ministre de l’Intérieur : il fallait que je fasse une conférence de presse dans laquelle je devais avouer que j’étais un espion marocain envoyé en Algérie.

Je répondis que cela ne me posait aucun problème s’il s’agissait du régime algérien qui m’a mal traité, mais quand il s’agit de HOCINE ZAHWANE et ALI HASSAN et tous les bons Algériens qui se sont portés garants devant les services algériens que je n’étais pas un agent des services marocains, les conséquences valaient la peine de dire non à cette proposition . Les gentils policiers me disent que je n’ai rien à perdre si je faisais cette conférence, il faut laisser les Algériens entre eux. J’ai imaginé ce que Mohamed MEDIANE allait faire de ces hommes kabyles : le plomb.

Quand mon refus a été catégorique, les policiers m’ont lâché que ne pourrais plus compter sur le logement et la retraite spéciale promises à moi et à ROBERT FORD je ne suis pas le premier ou le dernier marocain à qui arrive ce genre de chose. J’ai rencontré beaucoup de Marocains qui ont rencontré le roi et leur ont donné un papier pour obtenir un boulot ou un avantage social, l’administration prend le papier et les chasses comme des chiens. Autre chose, les émissaires m’ont informé que je n’ai plus le droit d’habiter hors de ma famille ni hôtel ni location.

Le soir, l’agent d’accueil refusa que je passe la nuit, puis un second hôtel et puis un autre. À la fin j’ai trouvé une masure qui accepta. Le lendemain, il vint dans ma chambre avant même que je me réveille et m’informa que je ne dois plus remettre les pieds dans son motel. J’ai commencé à chercher des chambres à louer. D’s que j’en trouve, le propriétaire vint me rendre mon argent et me demande de lui foutre la paix. J’étais obligé de revenir dans la famille.

Ma famille est affidée du roi, mais je ne pensais pas qu’ils sont capables de me rendre ma vie d’une part, quand je quitte la maison pour chercher un travail, je suis traqué par une centaine d’indics, des repris de justice, des justiciables, des vendeurs de drogues, des chômeurs. Ils me font la traque du corps à corps visible à l’œil nu, et parfois ça passe aux querelles ou insultes ou accusations, parfois on me traite d’être terroriste, parfois je suis un agent de l’Algérie, du Polisario ou de l’Iran et la plus douce des insultes c’est que je suis désobéissant du roi.

Et quand je trouve un boulot, le patron me chasse après une journée ou deux, me posant toujours la même question : qu’est-ce que vous avez fait ? Les putschistes, les terroristes, les voleurs, les corrompus.. Tout le monde a été gracié. Je répondais toujours : je ne sais pas.

Après un certain moment, je n’avais plus d’argent pour manger hors de la maison, c’est ma mère qui commença à me nourrir. Le roi fut mis au courant. Chaque jour, un rapport bien détaillé est envoyé au roi jusqu’au plus petit détail, et surtout dans le monde des idées. Un jour ma mère stoppa la nourriture sous les ordres des autorités.

Dans ce cas je n’ai que deux choix, voler ou mendier. C’est ce que souhaite le régime, la prison ou l’humiliation. Après 3 jours de famine, j’ai marché plus d’une dizaine de km, et j’ai trouvé un dépotoir. Quand j’ai fouillé dedans il y avait un peu de tout du verre cassé, du métal des vêtements, des couches d’enfants, mais aussi du pain plus ou moins sec. Les informateurs étaient là à me regarder.

J’ai passé dans les dépotoirs à peu près 3 ans durant lesquelles j’ai appris beaucoup de choses sur les Marocains qui mangent dans les dépotoirs, en majorité des gens de mon cas : des refuzniks.

Pendant 3 ans, je me croyais dans un autre monde. Quand je me regardais dans un miroir, je voyais quelque chose comme un homme de neige ou un papa Noël, tellement mes cheveux sont devenus blancs, mes sourcils, mes yeux, mes cils, ma bouche… tout en moi est devenu blanc, même mon regard.

Après 3 ans, personne n’a eu pitié de moi, même pas ma mère ou dieu, la gauche marocaine n’a même pas pris la peine de dénoncer ce crime, mais le régime a dû changer d’avis pour voir si ma position est changée. Alors le roi a ordonné à ma mère de recommencer à m’entretenir, et j’ai reçu une offre d’emploi dans un centre d’appel. 

D’une part ils ont testé mes facultés mentales si elles étaient altérées, ensuite ils savaient qu’ils avaient la haute main pour me compresser à tout moment. Effectivement, après chaque 2 mois, on m’envoie chez moi pour manger ce que j’ai épargné, ensuite en me rappelle dans un autre centre.

Après 3 ans de travail, j’ai commencé à me sentir trop vieux, alors j’ai pensé à transmettre mon savoir qui a toujours fait peur au roi du Maroc aux enfants marocains, alors j’ai commencé à donner des cours de français dans les écoles privées et les centres de langues même pour une petite misère contre un effort qui dépasse mes capacités.

En 2016, j’ai fait un contrat avec l’institut français de Casablanca pour donner des cours dans leurs centres. Les revenus étaient maigres, mais quand même sur le plan moral je me sentais bien.

Le régime a attendu quelques mois, puis il a repris ses contacts. Si je veux que je reste dans mon activité il faut que je fasse les recommandations du régime : défendre le Sahara occidental. Ça me faisait rire, je ne suis pas ministre, ni parlementaire, ni ambassadeur, ni même un parmi ces journalistes qui touchent de l’argent fou ou ces associations qui poussent comme des champignons et qui vivent de la rente du roi.

Ma réponse était simple : ceux qui bouffent le Maroc doivent le défendre. Par contre moi, j’ai renoncé à l’allégeance au roi et j’ai déjà envoyé une demande de statut d’apatride auprès des Nations unies.

Le roi est intervenu avec tout son poids pour rompre le contrat en contactant le président français MACRON en avril 2017. La guerre était ouverte directement. Je n’avais plus le choix. Ma liberté ou la mort.

Le 22 septembre 2017, j’ai publié mon livre LE PARIA à Paris dont voici le lien : https://www.edilivre.com/le-paria-mourad-degaulle.html/

https://www.edilivre.com/mag/frontwidget/preview/book/id/870382/

Le roi se rendit 2 fois à paris pour bloquer la publication, il m’avait déjà bloqué des livres le temps de SARKOZY. Mais cette fois-ci, la maison d’édition a refusé. Toute la société marocaine a retenu son souffle y compris les services marocains qui n’attendaient que le petit doigt pour me lyncher.

J’ai essayé de fuir le Maroc par le nord. Mais on dirait que j’étais poursuivi par un satellite ou un système électronique, tous les systèmes préventifs étaient en alerte, on dirait que le régime lui-même qui manipule cette manne.

On me recommanda ensuite de rentrer dans ma famille, mais une information vint du palais m’avertit que le roi a donné ses ordres pour qu’on attende des manifestations à Casablanca m’élimine physiquement ou que lui-même va me condamner à la peine capitale même si je ne participais point à cette manifestation.

Le seul moyen pour me défendre c’est écrire.

2019 : j’ai envoyé plusieurs lettres ouvertes au président Trump, au ministre des affaires étrangères canadien Mme CHRYSTIA Freeland, au secrétaire général de l’ONU Mr A.GUTERRES, à Mme Michèle Bachelet présidente du HCR et bien d’autres personnalités éminentes, mais je n’ai pas reçu de réponse.

Il y a quelques semaines, j’ai trouvé la page de Mr JUSTIN TRUDEAU sur Facebook et j’ai commencé à dialoguer avec lui. À peine nous avions changé quelques messages, la police marocaine chargée de l’internet,  a bloqué la communication.

Même pour Monsieur Kaddour il est très dificile de pouvoir débattre de sa cause sur les réseaux sociaux  comme c'est le cas présentement sur Twitter, celui est censuré uniquement parce qu'il publie ces nombreuses lettre, Twitter le bloquerait  constament selon lequel il ne respecterait pas le règlement.

Voici deux liens, ou l'on parle de Kaddour Errami

Kaddour Errami (Opposant marocain en exil) : « Une réconciliation parodique et burlesque »

Declaration-de-Kaddour-ERRAMI

https://www.djazairess.com/fr/elwatan/73349

https://www.djazairess.com/fr/elwatan/93473

ERRAMI KADDOUR
Citoyen marocain
CIN : B402579
GSM : 00212673973931
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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