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A ras de terre au Canada

Les premiers explorateurs furent frappés par l'ampleur et la variété des forêts canadiennes. Aujourd'hui, encore, la forêt occupe 48 pour cent de la surface totale du Canada.

Une partie de l'Ontario, du Québec, du Manitoba et de la Colombie-Britannique est couverte d'arbres de toutes sortes. On a dénombré 140 espèces différentes, dont 31 dans la famille des résineux ou «bois mou».

L'épinette, à elle seule, constitue un tiers du bois debout. Viennent ensuite le pin et le sapin. Chez les feuillus, le peuplier est celui que l'on rencontre le plus souvent. L'érable, dont la feuille se retrouve sur le drapeau du Canada, existe en dix espèces différentes, dont six sont utilisées dans l'industrie.

La forêt boréale, «formant une ceinture continue qui s'étend depuis la côte atlantique de Terre-Neuve et du Labrador jusqu'aux Rocheuses et vers le nord-ouest jusqu'à l'Alaska», représente 82.1 pour cent de la totalité de la superficie boisée. Les conifères dominent. Elle fournit l'essentiel de la matière première de l'industrie des pâtes et papiers.

L'exploitation de la forêt est une source revenus importante pour l'économie canadienne. De nos jours, 56 pour cent seulement de surface boisée, ou 959 849 milles carrés (2 485 929 km2), est considérée comme productive, entre autres, pour des raisons d'accessibilité. La Colombie-Britannique est la province qui fabrique, au Canada, la plus grande quantité de bardeaux.

Son industrie de contre-plaqué est la plus importante. Le sapin de Douglas atteint facilement 150 à 200 pieds de hauteur (de 45 à 60 mètres), et de 3 à 6 pieds de diamètre (de 0.9 à 1.8 mètre). On s'en sert surtout comme bois de charpente. 

En 1968, les usines de fabrication de pâtes et papiers ont consommé 18 371 821 cordes de bois. Le Québec et l'Ontario produisent à elles seules plus de pâtes et de papiers que tout le reste du Canada. Autrefois, les bûcherons ne travaillaient que l'hiver, mais actuellement ils sont du travail à l'année longue.

La scie mécanique a remplacé la hache et il se peut que bientôt la déchiqueteuse réduise sur place l'arbre en copeaux. Le Canada produit sept fois plus de papier que U.R.S.S. et sa production totale, en 1968 représentait 39 pour cent de la production mondiale.

La faune canadienne compte environ 100 000 espèces animales. Certaines espèces sont en voie de disparition et les gouvernements fédérai et provinciaux prennent des mesures sévères pour protéger la faune. Des officiers spéciaux sont chargés de surveiller l'application des règlements de chasse. On évalue à trois millions le nombre de canards sauvages qui sont tués chaque année par les chasseurs.

Plusieurs croient que l'ère de la traite des fourrures est révolue. Pourtant, il se piège encore chaque année plusieurs millions d'animaux dont on vend les peaux. Pour la seule saison de 1968-1969, le commerce des peaux d'animaux sauvages a représenté une valeur de $ 18 663 153, pour 3 920 332 animaux abattus.

Le rat musqué vient en tête de liste avec 1 754 393 peaux,  puis l'écureuil, 958 710 peaux de phoque à poil, 210 099 peaux de vison. La famille du castor a perdu, au cours de la même saison, 437 875 sujets, soit un peu plus que la quantité expédiée en Angleterre en 1776.

Le sol canadien est non seulement riche en forêt et en animaux sauvages de toutes sortes; la production agricole se chiffre aux environs de 4 à 4 et demie milliards de dollars chaque année. Huit pour cent de la superficie totale du territoire est cultivée. Les provinces des Prairies possèdent les trois quarts du sol en culture.

La viande représente 30 pour cent de la valeur totale de la production agricole; le blé, 23 pour cent; les produits du lait, 17 pour cent œufs et volailles, 10 pour cent. En 1967, le Canada était le plus grand exportateur de blé, après les États-Unis. En 1970, il occupait le troisième rang pour la production d'avoine, après les États-Unis et l'U.R.S.S.

Depuis une vingtaine d'années, l'agriculture canadienne a profondément changé mécanisation a pénétré presque partout et on peut maintenant parler d'industrie agricole. La Division de l'agriculture de Statistiques Canada a établi «qu'en partant d'un indice 100 pour le volume physique de la production agricole au Canada fixé pour 1949, on estime à 179.7 l'indice de 1969, c'est-à-dire 5 pour cent de plus que celui de 1968 qui était de 171.1».

L'agriculture de chacune des provinces n'a pas évolué au même rythme. Deux provinces seulement ont un indice de développement supérieur à l'indice canadien: la Saskatchewan avec 222.4 et l'Alberta avec 209.1. L'indice des provinces maritimes est nettement inférieur à l'indice canadien, en particulier celui du Nouveau-Brunswick.

 

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