Publicité
Publicité

Des monarques assassinés

« La tête est sans repos, qui porte une couronne » a écrit Shakespeare, et la chronique des monarques assassinés constitue une lecture sinistre.

Les rois ont des ennemis et nombre d'entre eux ont connu une mort violente, lors de batailles ou entre les mains d'un assassin. Le mystère entoure la mort de Guillaume II, fils de Guillaume le Conquérant de Normandie, en 11OO. Il fut tué à la chasse. Était-ce un accident ou l'archer avait-il le roi en plein dans son champ de vision alors Qu'il tendait son arc ? Walter Tîrel fut reconnu coupable, mais bien longtemps après.

Lorsque le roi Édouard IV d'Angleterre décéda de mort naturelle, en avril 1483, son fils aurait dû être couronné Édouard V. Toutefois, un oncle se tenait sur son chemin - et ainsi débuta l'histoire des princes de la Tour.

Édouard V, âgé de 12 ans, fut élevé par sa mère et sa famille, les Woodville, peu populaires et écartés par son oncle, Richard de Gloucester. Celui-ci persuada Ici reine de lui laisser Edouard et son jeune frère, Richard. Les deux garçons furent enfermés dans la Tour de Londres et déclarés illégitimes. Richard devint alors monarque sous le nom de Richard III, en juillet 1483.

Les deux garçons furent aperçus dans la Tour, mais disparurent à jamais dès la fin de l'été. Richard régna jusqu'en 1485, lorsqu'il perdit la bataille de Bosworth' en faveur d'Henri Tudor qui s'autoproclama Henri VII.

Étrangement, un nom est récurrent à ces histoires de morts, distantes de plus de 400 ans : Tîrel ou Tyrell. Les historiens des Tudor ont accusé Sir James Tyrrel d'être l'assassin en chef des princes. En 1674, des os, retrouvés dans un coffre de la Tour, furent enterrés dans l'abbaye de Westminster. Sans test ADN, il n'y a aucune preuve que ces os soient ceux d'Edouard V et de son jeune frère, Richard, duc d'York.

Des historiens affirment que, dans la Tour, les jeunes princes avaient reçu de nouvelles identités, protégés par Henri VII et Elizabeth Woodvîlle. Une version prétend qu'Edouard V est mort de cause naturelle, alors que Richard a vécu dans l'anonymat et travaillait comme maçon dans l'Essex. Ce qui est plus sûr, c'est que les Tudor ont repoussé les « prétendants » ; le plus menaçant était Perkin Warbeck, un petit frimeur flamand, qui affirmait être le prince Richard. Après avoir tenté de s'échapper de la Tour, il fut pendu en 1499.

 

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

Publicité