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Les espions de Cambridge

Dans les années 1950, les services de sécurité britanniques découvrirent des fuites. Les espions de Cambridge furent démasqués, mais trois purent fuir de l'autre côté du rideau de fer.

Au Paroxysme de la guerre froide, les espions faisaient fureur dans les œuvres de fiction. Dans la réalité aussi. taupes et agents dormants étaient très bien intégrés aux services de renseignement britanniques. Les plus connus sont les « espions de Cambridge », un groupe d'étudiants, « convertis » au communisme et recrutés comme agents soviétiques dans les années 1930 : Kim Philby, Guy Burgess, Donald Maclean et Anthony Blunt.

Le maître-espion du quatuor était Philby, qui rejoignit le MI6 en 1940. Il travailla ensuite à l'ambassade britannique de Washington, faisant le lien entre les services de renseignement de son pays d'origine et de son pays d'accueil. À l'apogée de la guerre froide. il transmettait les secrets de l'Ouest aux Soviétiques.

Burgess et Maclean travaillaient aux Affaires étrangères de Londres. Ils n'eurent aucun problème jusqu'en 1951, puis disparurent pour ne reparaître publiquement qu' en 1956, à Moscou. Ils avaient fui la Grande-Bretagne sur les conseils de Philby, qui avait travaillé avec Burgess, à Washington.

Leur rôle d'espion était sur le point d'être dévoilé. Philby conserva sa couverture, bien qu'un parlementaire du Parti travailliste l'eut qualifié d'«agent double », en 1955. Le ministère des Affaires étrangères le lava de tout soupçon, mais le changea de service.

Il ne travaillait plus comme diplomate, mais journaliste au Liban quand, en 1963, il passa en Union soviétique par la mer, craignant d'être kidnappé.   Sir Anthony Blunt était expert en art et conservateur des peintures de la reine. En 1964, cherchant l'immunité pénale, il avoua être un espion. Officiellement démasqué en 1979, il perdit son titre de chevalier.

Le nombre de secrets et d'agents de l'Ouest qu'ils ont trahis est probablement inestimable.   Y avait-t-il un 5e complice ? Il devait même y avoir plus que 5 espions de Cambridge. Blunt le « découvreur de talents », et Burgess, étaient membres des Apôtres de Cambridge, une société universitaire secrète. Un autre Apôtre, John Cairncross, fut espion pour les Soviétiques, et démasqué en 1990. Des sceptiques croient au double rôle de Sir Roger Hollis, chef du MIS de 1956 à 1965.

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