La Première Nation de Pine Creek se barricade à cause des variants du coronavirus

Le ministre des Services aux Autochtones du Canada, Marc Miller, considère qu’il est «inacceptable» que la Loi sur les Indiens n’ait pas encore été abolie. Il pense cependant qu’elle ne peut pas être tout simplement éliminée, mais doit être remplacée par une autre, négociée avec les principaux intéressés.

"Il serait aussi inacceptable de l’abolir d’un coup du haut du piédestal d’Ottawa", a affirmé le ministre, invité au micro de l’émission.

M. Miller estime que le projet de réforme, bien qu’il demande des discussions difficiles et implique donc un processus "très lent", doit venir des communautés autochtones.

On ne peut l’abolir sans la complicité et le travail avec les communautés.
Une citation de :

Le ministre des Services aux Autochtones du Canada, Marc Miller

Le ministre se dit par ailleurs "optimiste" de voir le "racisme systémique" que vivent les Autochtones s’amenuiser avec le temps si de nouvelles politiques publiques sont mises en place.

"Il faut d’abord les écouter et ensuite procéder en partenariat avec les provinces et les territoires. Je sens une bonne volonté de la majorité des provinces pour procéder à des changements", dit-il.

Tous les accès à cette Première Nation située à 325 kilomètres environ au nord-ouest de Winnipeg sont fermés à compter de samedi parce que les variants du coronavirus s’y propagent dangereusement en ce moment.

Actuellement, la communauté autochtone de Pine Creek compte 31 cas actifs de COVID-19, dont la moitié - 16 exactement - sont dus à une mutation du virus. Ce nombre des malades a doublé en une semaine.

Le variant B.1.1.7, également connu pour être le variant britannique, est celui qui fait le plus de ravages parmi les membres de la réserve.

La fermeture de la Première Nation est pour l’instant instaurée jusqu’au 7 juin. Cette date apparaît dans un communiqué publié vendredi.

Concrètement, des barrages routiers et des contrôles vont être installés sur chaque axe qui mène à Pine Creek. Au sein de la Première Nation, des agents de sécurité s’assureront qu’aucun rassemblement extérieur et intérieur n'est organisé.

Les membres de la communauté restent libres de se déplacer pour aller faire leurs courses et pour récupérer leur courrier.

La station-service de Pine Creek a décidé de réduire ses horaires. Et un seul client sera servi à la fois pour éviter les attroupements.

Celles et ceux qui auront l'impératif de quitter la réserve pour raisons médicales devront présenter un justificatif au moment de passer les contrôles.

Il y a moins d’une semaine, les responsables de la Première Nation avaient déjà limité l’activité des services. Le bureau de bande, le centre de santé et la garderie avaient été fermés. Et ce, toujours dans une optique d’enrayer la propagation du coronavirus.

À propos

Les Manchettes c'est un blogue qui respecte et encourage la liberté d’expression.

Il apporte de l'information vérifiée et sans le filtre des médias traditionnels, donne la parole sans exclusivité à tous celles ou ceux qui veulent faire la différence.