Il est temps que la honte change de camp

Catégorie : Direction de la protection de la jeunesse

Témoignage de Mell LuLu

J’ai été placée en 1994, le début de mon cauchemar. Ma mère a voulu me faire peur avec un placement 0/30 jours. Mais la DPJ ne m’a jamais laissée repartir. Il y a eu une tentative de me diagnostiquer des problèmes de santé mentale, qui a échoué, car je suis ressortie de leur hôpital psychiatrique sans médication, avec un diagnostic de type génie.

Un cauchemar sans fin : isolement prolongé, fouilles à nu. J’ai eu 13 travailleurs sociaux en 4 ans et le dernier est resté 2 ans. J’ai fait 4 centres et 11 familles d’accueil, et ils chialent pour la stabilité des gens.

Entre mes 12 et mes 18 ans, on ne m’a pas offert de thérapie avec ma mère, ils se sont juste rués sur moi. Résultat : après 30 ans, ma mère commence à peine une thérapie et moi, je vis sans ma famille.

Une fois adulte, ils ont monté un complot pour me prendre mes enfants. Encore là, je connais mes droits et leur complot a été mis à jour.

Ils ont fait perdre leur job à deux employés du CLSC pour m’avoir aidée et l’intervenante fautive a été mutée ailleurs.

Mauricie–Centre-du-Québec, tu me fais honte. J’ai appelé des députés pour que notre voix soit entendue. Aucun retour encore, mais je suis loin d’avoir dit mon dernier mot.

Je suis prête à témoigner devant quiconque et à nommer des noms.

#MeeTooDPJ