Décider de maintenir le statut bilingue d’une ville ne doit pas être fait à la légère, dit Legault


Le premier ministre François Legault invite les élus des municipalités où les anglophones sont minoritaires à ne pas prendre à la légère la décision de maintenir le statut bilingue de leur ville ou arrondissement.

« Les conseillers municipaux vont avoir une responsabilité. Ils représentent les citoyens de leur municipalité. Quand ils vont voter pour que la municipalité soit bilingue, bien, il va falloir qu’ils soient bien certains d’avoir l’appui de leurs citoyens », a-t-il fait valoir en mêlée de presse jeudi avant-midi.

M. Legault réagissait à un article publié dans Le Devoir jeudi selon lequel les municipalités prêtes à laisser tomber leur statut bilingue se comptent jusqu’ici sur les doigts d’une main.

Le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, propose dans le projet de loi 96 de transmettre un « avis écrit » aux 50 municipalités qui bénéficient toujours d’un statut bilingue même si elles ne remplissent pas la condition du 50 % ou plus d’anglophones prévue à la Charte de la langue française. Dans cet avis, l’Office québécois de la langue française avertirait ces municipalités qu’elles se verront retirer leur statut bilingue si elles n’adoptent pas une résolution pour le maintenir dans un délai de 120 jours.

« On l’enlève à tous ceux qui sont en bas de 50 % de citoyens anglophones. Maintenant, s’ils veulent le remettre, ils doivent avoir indirectement l’appui de leurs citoyens. Donc, ça ne peut pas être plus démocratique », a souligné M. Legault à plus de trois mois des élections municipales.

Avec Mylène Crête

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