Bombardier : quand une baisse devient toute l’histoire

Catégorie : Médias fake news

Depuis quelques jours, on entend pratiquement en chœur que l’action de Bombardier baisse à cause de Donald Trump.

Et oui, il y a eu une réaction du marché : après les menaces de Trump de restreindre l’accès de Bombardier au marché américain, le titre un peu reculé en début de séance le 8 septembre. 

Mais voilà où ça devient intéressant.

Pourquoi présenter cette baisse récente sans remettre les chiffres dans leur contexte?

Le 9 septembre 2025, l’action Bombardier valait 153,76 $. Le 9 mars 2026, elle était à 239,55 $. Et le 8 septembre 2026, malgré la chute récente, elle a clôturé à 307,13 $.

Autrement dit, en un an, le titre est passé de 153,76 $ à environ 307 $.

Il a pratiquement doublé.

Alors non, Trump peut n'a pas provoqué une baisse des actions. Mais dire simplement « Bombardier est en baisse à cause de Trump » sans montrer l’évolution du titre sur un an donne au citoyen une image complètement différente de la réalité boursière.

C’est là que le travail des recherchistes et des journalistes devient important et semble ne pas se faire.

Un titre boursier ne se résume pas à sa dernière journée. Il faut regarder d’où il vient, où il était il y a six mois et où il se trouve aujourd’hui.

Et les chiffres racontent une histoire beaucoup plus nuancée :

9 septembre 2025 : 153,76 $
9 mars 2026 : 239,55 $
8 septembre 2026 : 307,13 $

Donc oui, il y a une baisse récente.

Mais sur douze mois, ce n’est pas une action qui s’est effondrée.

C’est une action qui a presque doublé.

Christine Fréchette a pris publiquement la défense de Bombardier après les menaces de Trump, et plusieurs médias ont naturellement couvert cette crise.

Le problème n’est donc pas de parler de Trump.

Le problème, c’est de ne raconter qu’une partie de l’histoire.

Quand un simple citoyen peut prendre quelques minutes, regarder les données historiques et constater que l’action a presque doublé en douze mois, on peut légitimement se demander :

Pourquoi les médias ne donnent-ils pas eux aussi cette perspective?

Informer, ce n’est pas seulement rapporter la baisse du jour.

C’est donner au citoyen les chiffres qui lui permettent de comprendre l’ensemble du tableau.

Sinon, on finit par transformer une correction boursière en récit politique.

Fréchette dit : « c’est Trump ».
Les médias reprennent : « c’est Trump ».
Mais les chiffres, eux, disent autre chose :

Bombardier vaut presque deux fois plus qu’il y a un an.