Une arnaque ? : Ghislain Lauzon dans un bras de fer impliquant Desmarais, Inovex Conseils, Usinage Nado et ROBIC avocats agents de brevets

Avant de commencer la lecture, sachez que même si vous appliquez tout ce qui est recommandé dans cet article pour vous protéger, ce ne sera jamais suffisant. Une invention peut être copiée ou volée, peu importe les précautions prises.

M. Ghislain Lauzon affirme avoir conçu, au début des années 2000, un ventilateur axial performant. Selon lui, son invention aurait ensuite été reprise et diffusée à grande échelle, sans qu’il en retire les bénéfices attendus.

Ce type de situation, qu'il soit isolé ou non, soulève une réalité dérangeante : dans le monde de l'innovation, les idées ne circulent pas seulement grâce au talent, mais aussi par l'implication de réseaux, d'influence et de ressources considérables.

Ghislain Lauzon à gauche, suivi de l'ingénieur et de Luc Proulx d'Inovex Conseil

Photo de l'intérieur du ventilateur de Ghislain Lauzon et description fait par la firme ROBIC QUI PROUVE QU'IL AVAIT INVENTÉ QUELQUE CHOSE D'UNIQUE!

Voici aujourd'hui comment l'entreprise  Hitachi présente son invention

 

 

Ce type de situation, s’il est avéré, ne serait pas unique. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas essentiellement des individus isolés qui cherchaient à s’approprier une invention, mais plutôt des acteurs disposant de ressources importantes, de réseaux et d’une certaine influence.

Même avec des preuves solides, dénoncer ce genre de situation peut s’avérer difficile. Les démarches auprès des médias ou d’autres institutions ne donnent pas toujours les résultats espérés, ce qui alimente un sentiment d’impuissance chez certaines personnes.

invention

Protéger son invention

Lors du développement d’une invention, il est recommandé de :

  • limiter la diffusion de l’information aux personnes de confiance
  • documenter toutes les étapes (plans, croquis, notes)
  • conservateur des preuves datées (ex. envoi postal scellé à soi-même)

Une fois l’invention prête, le dépôt d’un brevet auprès de l’Office de la propriété intellectuelle du Canada constitue une étape importante. Toutefois, même cette protection n’élimine pas tous les risques, notamment à l’international. 

Ici au Canada, il y des gens qui n'attendent que ça, qui surveillent les brevets et ils y a des compagnies spécialisées dans le vol de brevet, ces gents ont de l'argent, les moyens, comme j'ai dit plus haut,« s'ils veulent votre invention, ils l'auront!». Ils s'approcheront de vous, sans vous en douter, ils financeront votre projet, dans un seul but, vous volez vos droits.

Un inventeur travaille, développe, teste, investit temps et argent. Mais face à lui peuvent se retrouver des acteurs beaucoup mieux équipés : financement, expertise juridique, contacts stratégiques.

Dans ce contexte, une question se pose : l’inventeur est-il réellement protégé ou simplement exposé ?

Lauzon : il n'y a pas de coïncidence

Un jour durant qu'il fabriquait et faisait les tests pour son prototype du ventilateur axial, Lauzon a été approché par M Dupont, celui-ci lui à offert son aide, à comme dit-il mis tous ses économies dans ce projet. Une fois le prototype et les tests terminés, le ventilateur axial haute performance étaient inventés.

Selon ce qui est rapporté, M. Lauzon aurait été approché par M Dupont professeur, maintenant à la retraite de l'Université celui-ci  lui propose de l’aider à développer son projet. Cette collaboration aurait mené à des rencontres avec des amis de la fameuse famille Desmarais, connaissant des intervenants du milieu des affaires et de l’ingénierie.

Des démarches auraient ensuite été entreprises pour :

  • structurer le projet
  • produire des plans techniques
  • lancer des procédures de brevet

À un certain moment, une offre commerciale lui aurait été présentée. Celle-ci incluait des conditions qui, selon lui, n’étaient pas avantageuses à long terme, notamment en ce qui concerne les droits sur son invention. Il aurait refusé de signer.

Par la suite, il affirme avoir eu de la difficulté à récupérer ses documents et à poursuivre le développement de son projet. Avec le temps, il aurait constaté l’apparition sur le marché d’un produit similaire.

M Dupont n'était pas simplement professeur, il était aussi aumônier qui avait beaucoup de contact faisait partie du clan de la famille Desmarais, comme exemple : un banquier, redresseur d'entreprise en difficultés, fait des affaires dans sa tour d'ivoire du Centre-Ville de Montréal.

Celui-ci disait connaitre une entreprise Inovex Conseil située sur la Rue St-Denis Montréal. M Dupont et Lauzon ont fait la rencontre des deux propriétaires de l'entreprise, M Luc Prouxl et Paul Lemay voyant que Lauzon avait quelque chose de génial, immédiatement, ils lui ont signé une entente de confidentialité et ont également fait une demande pour faire breveté son invention dans tous les pays chez ROBIC.

Plus récemment, la firme ROBIC (professionnels en brevets) a entrepris des procédures judiciaires contre Ghislain Lauzon. L’avocat Langlois, représentant ROBIC, accuse Lauzon de diffamation.

Selon Lauzon, il aurait découvert qu’il n’existait pas seulement une demande de brevet liée à son invention, mais également une seconde demande enregistrée sous un autre numéro, sans qu’il en ait été directement informé. Il remet donc en question la légitimité et la normalité de cette démarche.

Lauzon affirme également avoir obtenu plusieurs affidavits de personnes ayant travaillé chez ROBIC ou y travaillant encore, ce qui aurait confirmé l'existence de deux dossiers distincts portant des numéros différents.

Avant le refus de M. Lauzon, les propriétaires d’Inovex Conseils lui avaient demandé de rechercher des entreprises intéressées par son produit, ce qu’il a réussi à faire. Pendant ce temps, les dessins 3D de son invention étaient refaits et les démarches liées à la demande de brevet se poursuivaient. »

Photo du ventilateur reproduit par Usinage Nado.

Graphique du ventilateur reproduit par Inovex Conseil. 

Peter Downey aurait proposé à Lauzon un contrat de 250 000 $, lié à la vente de 150 000 ventilateurs au prix de 89 $ chacun, déjà présenté comme étant vendu, représentant un montant potentiel d'environ 13 millions de dollars.

Le contrat prévoyait également qu’après deux ans, les droits de l’invention reviendraient à la famille Wood. Il lui aurait été expliqué que, puisqu’il s’agissait de sa première invention, il était normal de ne pas en tirer beaucoup de profit et que les projets suivants seraient plus rentables.

Lauzon a refusé de signer ce contrat.

Lauzon a tenté de récupérer ses plans et son prototype, mais Inovex lui a donné toujours des excuses. Il se demande si Inovex avait été informé par Usinage Nado de retarder la remise des documents, afin de laisser le temps de finaliser tous les tests nécessaires qui pourraient confirmer la valeur exceptionnelle de l'invention.

Plusieurs questions demeurent et alimentent les spéculations autour du dossier Lauzon. Est-ce que les événements qu’il affirme avoir vécu étaient planifiés à l’avance ? Le contrat proposé par Usinage Nado avait-il un autre objectif que celui présenté ?

Selon certaines interrogations soulevées par Lauzon, Dennis Wood — associé à C-MAC, une entreprise de solutions électroniques de haute technologie ayant des liens d'affaires internationaux — disposait possiblement des contacts nécessaires pour mettre l'invention en relation avec Hitachi. Il se demande donc si le contrat qui lui a été présenté était réellement une offre sérieuse ou simplement une façon de lui faire perdre le contrôle de son invention.

Le contrat de 250 000 $ prévoyait qu’après deux ans, les droits de l’invention reviendraient à la famille Wood. Selon cette interprétation, même si Lauzon avait découvert par la suite que son invention avait été utilisée sans son consentement, il lui aurait été difficile de contester la situation puisque le contrat aurait déjà été signé.

 

Par la suite, Lauzon affirme ne plus avoir eu de nouvelles de ROBIC, d’Inovex Conseils ni d’Usinage Nado. Selon lui, plus personne ne semblait intéressée par son projet.

Cherchant à comprendre ce qui s’était passé, il aurait alors rencontré un banquier qui lui aurait déclaré : “Christopher Wood a vendu ton invention.” À ce moment-là, Lauzon a dit ne pas avoir eu de preuve pour confirmer cette affirmation.

Christopher Wood est présenté comme le beau-frère de Peter Downey, lié à Usinage Nado.

Peter Downey

Christopher Wood avec Pat Burns juste avant son décès. 

Lauzon appelle le banquier pour le rencontrer. Celui-ci accepte de lui donner un rendez-vous et lui demande la raison. Lauzon répond que c’est à propos de ce que tu m'as dit. Le banquier lui demande alors ce qu’il veut savoir. Lauzon confirme : "Tu m'as dit que Christopher Wood avait vendu à Hitachi ?" Le banquier répond : "Oui, c'est ça." Lauzon conclut que c’était tout ce qu’il voulait vérifier. Le banquier ajoute ensuite qu’il préfère ne pas s’impliquer, précisant qu’il connaît bien la famille Wood, et lui lance en substance qu’il s’est fait avoir et que c’est désormais son problème. 


Lettre de M. Dupont :

À qui de droit,

Moi Pierre Dupont, domicilié au xxxx #454, dans la Ville de Québec déclare ce qui suit, au meilleur de mon souvenir.  Vers la fin de 2001, M. Ghislain Lauzon et moi nous sommes associés en affaire et l’entente qui nous liait stipulait que nous devions être absolument honnêtes et francs l’un envers l’autre tout au long de cette entente d’affaire.

J’ai personnellement investi toutes mes économies dans cette affaire (soit plus de 200.000$ sans compter ma réputation de crédit qui est encore en souffrance) et malheureusement j'ai tout perdu à cause de la malhonnêteté de M. Paul Lemay et des autres personnes qu'il nous a présenté à qui nous devons faire confiance.

En désespoir de cause Ghislain Lauzon et moi sommes allés rencontrer un de mes anciens élèves : M. xxx Corporation Financière afin de lui demander de nous aider à nous sortir de ce bourbier malhonnête.

M. xxx nous a déclaré qu’il avait des relations de bon voisinage à Magog et aussi d'affaires avec M. Denis Woods, fils Christopher ainsi que Peter Downey, et qu'il se sentait mal à l’aise de tenter de nous aider. Après une bonne conversation, M. xxx est allé, dans un autre bureau, téléphoner à M. Christopher Woods et il nous offre, au nom de son père, un montant d'argent dont M. Lauzon se se souvient de l'ampleur, au nom de son père Dennis Woods en compensation de nos pertes.

Considérant la somme énorme qui était qui était en jeu, nous avons refusé.

Par la suite M. xxx m'a privément offert, à titre amical, une aide personnelle de 50 000$, sans que M. Lauzon le sache, ce que j’ai refusé étant donné l’entente de totale franchise et honnêteté que nous avions et avons encore l'un envers l’autre.

J’espère que cette lettre saura répondre à vos questions et par le fait même vous satisfaire. Bien à vous,

Pierre Dupont

Lauzon affirme avoir enregistré une preuve selon laquelle son invention aurait été reprise et vendue. Ne disposant pas des ressources nécessaires pour entreprendre des poursuites, il aurait mandaté une personne pour faire pression. Cette personne aurait ensuite été poursuivie par des avocats de La Presse, liés à la famille Desmarais.

Ce n’est qu’en 2007 que Lauzon dit avoir compris l’ensemble de la situation. Selon lui, une entreprise avait lancé une invention similaire quelques mois après la sienne et l’avait commercialisée dès 2004.

 

Dépôt du brevet de Lauzon 10 février 2003

Le 12 mai 2003 Hitachi a fait breveter l’invention

Dans le cadre de cet article, plusieurs personnes semblent détenir des informations, et de nombreux acteurs auraient participé à cette situation qualifiée d’arnaque. Certains auraient été placés à des postes prestigieux, tandis que d'autres auraient été liés à la famille Desmarais, ce qui aurait contribué à faire taire certaines voix.

Il est également affirmé que plusieurs entreprises verserait des redevances, lesquelles seraient ensuite reçues par l’intermédiaire d’une banque et redistribuées à différents bénéficiaires impliqués.

Si certaines personnes disposent d’informations supplémentaires, il serait apprécié de contribuer à faire toute la lumière sur cette situation.

Pour toute information Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

M Paul Lemay à gauche propriétaire d'Inovex Conseils, après avoir reçu une mise en demeure fin 2016, s'est fait offrir ce poste.

Ghislain Lauzon a manifesté à plusieurs reprises devant le palais de justice de Montréal, à quelques pas des bureaux de La Presse. Un photographe du journal serait venu prendre des photos à son insu, dissimulées derrière un camion dans un parking situé en face du palais de justice. 


Malgré ses démarches, M. Lauzon dit ne pas avoir réussi à obtenir d’attention médiatique ou de soutien concret. Ce silence perçu alimente un sentiment d’injustice et d’impuissance.

Dans le dossier visant M. Boies, les avocats de La Presse et ceux liés à la famille Desmarais disposaient de preuves notamment de photographies et de prises de vue en hauteur. Selon cette interprétation, plutôt que de rencontrer ou d’interroger directement M. Lauzon sur ses allégations, des démarches auraient surtout été entreprises afin de documenter la situation en vue de procédures judiciaires.

Cette photo de l’immeuble de La Presse est frappante : des journalistes regardent par la fenêtre sourire aux lèvres, pendant que Ghislain Lauzon dénonce sa situation à l’aide d’affiches. Ils connaissaient son histoire, pourtant celle-ci n’a jamais vraiment été traitée publiquement.

Comment expliquer qu’avec une histoire comme celle de M. Lauzon, aucun journaliste ou média n’ait accepté de lui consacrer ne serait-ce que quelques minutes ? Selon lui, cela donne l’impression que certaines personnes liées à cette affaire disposeraient d’une influence importante et seraient capables de décourager ceux qui voudraient s’y intéresser de plus près.

Ghislain Lauzon croit également qu’il n’est pas le seul inventeur à avoir vécu ce type de situation. À ses yeux, il existerait un système bien organisé permettant à certains acteurs puissants de profiter d’inventions développées par d’autres. Qui sont ces gens ? Des individus influents, fortunés et disposant de nombreux moyens et contacts.

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