
Témoignage de Kim Lavoie-Dionne
Ayant été moi-même une enfant de la DPJ de mes 14 à 18 ans, je suis passée par un centre de réadaptation pour jeunes, une famille d’accueil, un foyer d’accueil et aussi des arrêts d’agir, pour finir en appartement seule à 17 ans et demi, la DPJ se « débarrassant de moi » et me souhaitant bonne chance dans la vie, car pour eux, leur job était terminé puisque je tombais majeure.
J’ai fait un gros travail sur moi et j’ai cheminé depuis longtemps. Je suis capable de dire qu’à un certain point, la DPJ m’a aidée, mais sur d’autres points, non.
J’ai maintenant 30 ans et la DPJ est revenue dans ma vie pour m’enlever mon enfant de façon illégale, en modifiant des informations et en écrivant carrément des mensonges. J’ai beau me répéter et m’expliquer, on ne m’écoute pas. Depuis le début, je leur dis et redis encore que plusieurs informations sont fausses, mais on ne me croit pas. J’ai pourtant toujours été transparente avec eux.
Je suis malheureusement une de leurs victimes. Mon enfant a été placé jusqu’à sa majorité dans sa famille d’accueil, qu’ils avaient déjà décidé, dès le départ, que la famille était mieux que moi, sa mère.
J’ai quand même continué de collaborer, de faire tous les suivis qu’ils m’ont demandés et j’en ai même fait un peu plus. Je croyais que ça se passait bien.
Pour finalement qu’on m’arrache mon enfant.
Je n’ai jamais baissé les bras et encore aujourd’hui, je continue de me battre. Je tiens avec le peu de force qu’il me reste mentalement.
La DPJ nous brise... et on doit garder la face devant eux après la violence psychologique qu’ils nous font. C’est inhumain...
La plupart des parents gardent ça pour eux et n’osent pas en parler, parce qu’on finit par avoir honte à cause d’eux. On se remet en question et on se demande si, finalement, on est ou pas un bon parent.
En tout cas, force à tous les parents qui vivent la même situation!
Levons-nous ensemble, ne restons pas dans le silence! Il faut qu’on nous entende! Surtout, ne lâchez jamais!
