
On ne veut pas voir la réalité en face, que le grand remplacement ce n'est plus maintenant qu'une simple théorie, mais bel et bien une réalité que tous les Européens vivent à l'heure actuelle, mais.. il n'y pas juste eux, aussi la grande majorité des pays occidentaux. Nos gouvernements vivent dans le déni.

Quand on sait que la fameuse gauche décrit le « grand remplacement » comme un fantasme de l’extrême droite, peut-être que cet article viendra en réveiller plusieurs.
Jacques Houle, qui a étudié l’histoire et qui a travaillé une bonne partie de sa vie pour Immigration Canada, dénonce l’immigration massive. Il démontre clairement, selon son analyse des données démographiques, que le grand remplacement pourrait se produire dans environ 17 ans, soit autour de 2036. Nous devrions donc être extrêmement attentifs à l’évolution de la situation.
Les Manchettes n’avait pas besoin de Jacques Houle pour comprendre que les changements démographiques sont importants et qu’ils pourraient avoir des conséquences majeures. Celui-ci a toutefois fait un important travail de recherche. Comme je l’ai moi-même fait dans le passé, M. Houle est allé plus loin, notamment en examinant le fonctionnement du système d’immigration, ses conséquences, les effets possibles sur le marché du travail et les risques que certains changements démographiques puissent avoir sur notre identité collective.
Sommes-nous devant une immigration massive ou une immigration devenue difficile à contrôler? La question mérite certainement d’être posée. Si nos politiciens ne prennent pas des décisions importantes concernant les niveaux d’immigration, la composition démographique du Québec pourrait continuer à changer rapidement, avec des conséquences importantes pour l’avenir de la nation.
Je n’ai pas besoin de citer le grand écrivain français Renaud Camus, associé à la théorie du « grand remplacement », pour constater que les changements démographiques sont une réalité. Les données de Statistique Canada permettent de suivre cette évolution. Les chiffres sont là; reste à savoir comment nous choisissons de les interpréter et quelles décisions politiques nous voulons prendre face à cette réalité.

Les plus récentes projections démographiques de Statistique Canada, il est attendu que l'accroissement naturel continue de diminuer dans les prochaines décennies. Selon le scénario de croissance moyenne, l'accroissement migratoire pourrait représenter plus de 80 % de la croissance démographique canadienne à partir de 2031. En l'absence d'un niveau d'immigration soutenu ou d'une hausse importante de la fécondité, la croissance démographique du Canada pourrait être proche de zéro d'ici 20 ans.
Donc en gros, ce que ça veut dire, pour maintenir le taux de fécondité, nous devons continuer à faire entrer l'immigration de masse, le taux de fécondité est beaucoup plus élevé que nous., notamment il faut comprendre que dans certains pays le taux de fécondité est plus que multiplié par 2 et même par 3.
Comme vous pouvez le constater, la tendance monte en flèche. De quels pays viennent-ils exactement nos immigrants du Canada ? Nigeria en 2018 10 920 admis, taux de fécondité 5.5 / Pakistan 9 485 admis, taux de fécondité 3.4 / Syrie 12 045 admis, taux de fécondité 2.9 / Inde 70 000 admis, taux de fécondité 2.3 / Irak 5 330 admis, taux de fécondité 4.3 / Afghanistan 3 560 admis, taux de fécondité de 4.6.
Pour ce qui est des Canadiens, le taux de fécondité est de 1.6 , donc, nous sommes très loin de faire le poids face à l'immigration.
Ces taux de fécondité démontrent clairement qu'un jour nous serons remplacés, qu'on le veuille ou non, on ne peut pas faire autrement avec notre taux de fécondité qui est seulement de 1,6 par femme et diminue chaque décennie.
Au Québec lorsqu'on aborde l'immigration de masse, toute discussion reste fermée, c'est tabou, impossible d'aborder cette question qui met en péril notre peuple. Des groupes comme le Parti libéral et Québec Solidaires qui montent aux barricades pour défendre ce qui est indéfendable, pourtant, c'est la survie de notre terre, notre nation qui est maintenant en jeu.
Comme vous pouvez le constater, le taux de fécondité pour les nouveau arrivant depuis 2018 est beaucoup plus haut que les femmes d'ici . De quels pays sont-ils exactement ? Nigeria 10,920 admis, 5,3 taux de fécondité / Pakistan 9,485 admis, taux de fécondité 3,48 / Syrie 12,045 admis taux de fécondité 2,92.
Pour les plus vieux, à l'époque, à la fin des années 80, on se souviendra de la grande dame, notre regrettée Lise Payette, elle avait soulevé la colère, de la population ethnique pour avoir osé dire que l'immigration nous ferait disparaitre. Elle a essuyé de nombreux reproches pour avoir fait une première référence à l'immigration de masse en présentant un documentaire, titré «disparaitre». Ce qu'elle disait, c'est que toute la question de l'existence de la nation, de notre langue reposait principalement sur le danger que représentait l'immigration.
Ce qu'elle disait :
« Nous ne faisons plus d’enfants, en tout cas pas assez pour renouveler la population. Le Québec vieillit. Il y a même des gens pour dire que nous allons disparaître. Est-il déjà trop tard pour éviter le déclin…Pouvons-nous recommencer à faire des enfants ? Pour éviter le déclin, est-ce une bonne solution d’accepter plus d’immigrants ? ».

Il faut comprendre que déjà à l’époque, on s’inquiétait et on imaginait qu’on pouvait disparaître, disparaître comme majorité démographique. Quoique l’on puisse en penser, l’immigration ne se résume pas seulement et simplement à une question de pénurie de main-d’œuvre.
L’immigration a des effets multiples, sur le plan politique, culturel, démographique et sur le marché du travail. À ce jour, nous sommes encore une majorité francophone, avec une culture de référence. Mais pour combien de temps encore? J’ai un peu peur de vous l’annoncer : peut-être moins d’une décennie.
Aujourd’hui, on accepte de débattre de l’immigration, mais sous certaines réserves. Les questions économiques et sociales sont abordées, mais lorsqu’il est question de l’avenir de la nation, celle-ci est laissée de côté ou très rarement évoquée. Donc, c’est la preuve que nos gouvernements vivent dans le déni. La censure, lorsqu’il vient le temps d’évoquer l’immigration de masse, crée un grand malaise.
On se souviendra de la fois où François Legault a évoqué l’immigration de masse et où les médias ont immédiatement classifié cela comme un dérapage. Pourquoi ce malaise chaque fois que l’on veut débattre de l’avenir de la majorité francophone?
Les politiciens ne se reconnaissent même plus au sein de la nation du Québec, et même du Canada. Mais pour cause — comme on pourrait le dire dans le lexique du Saguenay–Lac-Saint-Jean — ce n’est pas qu’ils ne se reconnaissent plus; c’est plutôt la soif du pouvoir, le prestige et les valeurs du droit de l’homme qui semblent parfois être relégués au second plan pour gagner une seule chose : une place, des votes qui feront d’eux des hommes supposément respectables.
Lever le voile sur les réalités de l’immigration de masse et sur le danger que représente, selon moi, une immigration devenue trop importante. Voilà le point de vue de la gauche bien-pensante, comme les médias, les politiciens, etc. Parce que la gauche, c’est le vaisseau de l’immigration. De nombreux partis politiques se servent de différents groupes violents pour appuyer l’immigration, comme par exemple les Antifas de Montréal. Ils ne sont jamais arrêtés, pratiquent leurs activités préférées, soit la violence contre ceux qui dénoncent l’immigration illégale.
Pour ce qui est de la question de l’immigration, chaque fois qu’on y fait référence, le terme utilisé, même si l’on soulève simplement le principe que l’immigration n’a pas que des avantages, même si on l’évoque avec grande prudence, nous venons d’être accusés et qualifiés de racistes. Pourtant, il existe bien des désavantages; les preuves, elles, ne mentent pas.
C’est drôle parce qu’aujourd’hui, lorsqu’on évoque l’immigration, on a trouvé quelque chose pour convaincre les Canadiens que c’est nécessaire pour le bien du peuple, notamment pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : accueillir des milliers d’étrangers provenant de cultures différentes. Le mot utilisé est : « ils contribuent ».
Mais Justin Trudeau, lui, ne remercie qu’une seule religion : « Il est temps pour les Canadiens de remercier les musulmans pour tout ce qu’ils font pour façonner le Canada. »
Parce que vous remarquerez qu’on ne parle que d’une seule religion au Canada : l’islam. C’est la communauté musulmane qui prime sur tout. Jamais on n’invoque les autres religions. Il devient très évident, selon moi, que cette communauté est protégée par les bien-pensants des gouvernements, mais aussi par tous les partis politiques.
Mais où sont donc passés les Mexicains, les Haïtiens, les Russes, les Latinos, les Asiatiques? Parce qu’ils existent. Est-ce parce qu’eux ont réussi à s’adapter et à respecter notre culture?
Pour ma part, quand on fait allusion au grand remplacement, je peux vous dire sans aucun doute que c’est quelque chose qui va arriver, qu’on le veuille ou non.
Prenez l’exemple, dernièrement, du quartier Saint-Léonard, un quartier que je connais très bien. Un imam du nom de Hassan Guillet est devenu nouveau candidat libéral dans Saint-Léonard, un quartier qui était aussi, à l’époque, principalement peuplé d’Italiens. Mais qu’est-ce qui est arrivé au juste? Voici ce que dit Statistique Canada :
En 2016, la moitié de la population de l’arrondissement Saint-Léonard, dans une proportion de 50 %, est apte à entretenir une conversation à la fois en français et en anglais. Le français demeure toutefois la langue la plus couramment utilisée au quotidien, à la maison. L’anglais, l’italien et l’arabe font également partie des principales langues en usage à domicile. Ce sont donc près de 7 605 personnes qui sont considérées comme de nouveaux immigrants et qui ont débuté leur intégration à la population locale au cours des cinq années précédant le recensement.
L’importance de la population immigrante au sein de l’arrondissement Saint-Léonard est indéniable. Près de huit résidents sur dix sont issus directement ou indirectement de l’immigration : 79 % des citoyens sont en effet soit nés à l’étranger, soit ont au moins un de leurs deux parents nés à l’extérieur du Canada.
Les cinq principaux pays d’origine des immigrants sont, dans l’ordre, l’Italie, l’Algérie, Haïti, le Maroc et le Vietnam. Entre 2011 et 2016, les nouveaux arrivants en provenance de l’Algérie, d’Haïti, du Maroc et de la Tunisie ont plus particulièrement contribué à la croissance démographique de l’arrondissement, et ce, par ordre d’importance.

Il manque les chiffres de 2017, 2018 et 2019, sauf que les chiffres ne mentent pas pour 2016, c'est au moins près de 4000 personnes qui ont votés libéral, c'est sans compter les Haïtiens, regardez, maintenant les autres chiffres, voilà pourquoi maintenant Saint-Léonard à un maire musulman.
En 2011, déjà la langue arable était la deuxième langue parlée à Saint-Léonard suivi par l’espagnol. L’Algérie est le deuxième pays d’origine le plus fréquent avec 5 145 personnes qui en sont originaires (15%).


Pourquoi est-ce qu'on priorise toujours, l'Algérie, le Maroc lorsqu'il est question d'immigration ? Peu importe les années, quel province du Canada, c'est toujours ces pays qui sont priorisés. Mais, je vais vous dire une chose, on le sait exactement ou les placer, ils ne sont pas placés parce qu'on en à besoin coté économique, mais parce que stratégiquement ça aide la vision de nos gouvernements.
Voici l'exemple parfait :

En 2006, la population de Saint-Léonard ;


En 2001, voici la population musulman de Saint-Léonard, elle n'était que de 7%.

Saint-Léonard comme une nouvelle « terre promise » pour les musulmans? C’est un arrondissement d’environ 85 000 habitants, dont près de 28 000 seraient d’origine italienne, soit environ 30 % de la population, et où l’on compterait également près de 29 000 musulmans. Dans ce contexte, certains pourraient voir dans l’arrivée de Hassan Guillet comme candidat libéral une évolution politique particulièrement significative. Certains vont même jusqu’à se demander s’il pourrait éventuellement convoiter le poste de maire.
Dans le fond, lorsqu’on parle d’immigration, et plus particulièrement d’immigration massive, l’argument qui revient constamment est celui de l’économie et de la pénurie de main-d’œuvre.
Oui, ils vont combler les nombreux postes que personne ne veut occuper, parce que ces postes sont, dans la plupart des cas, rémunérés autour de 15 $ de l’heure, alors que le salaire moyen est beaucoup plus élevé.
Pour répondre à cette pénurie de main-d’œuvre, faudrait-il ouvrir grandes les portes du Canada et laisser entrer davantage de travailleurs étrangers? C’est justement là que le débat doit avoir lieu. La question de la sécurité aux frontières doit également être examinée sérieusement, notamment lorsqu’on rapporte l’entrée de personnes liées à des organisations criminelles.
Plus de 200 importateurs, facilitateurs et tueurs à gages liés aux puissants cartels de la drogue se promèneraient en toute liberté au Québec. Plusieurs seraient entrés avec de faux passeports mexicains depuis l’assouplissement des règles à la frontière décrété par Justin Trudeau en 2016.
Le but de cet assouplissement serait, selon certains, de faire entrer une autre catégorie de personnes susceptibles de voter pour le gouvernement libéral. Si cette affirmation est avancée, elle mérite toutefois d’être démontrée par des faits plutôt que simplement présumée.
La pénurie de main-d’œuvre n’existe pas, et elle n’aurait jamais véritablement existé au Canada, selon cette analyse. Ce serait plutôt une façon de présenter comme nécessaire une politique d’immigration élevée. Les gouvernements essaient également de nous faire croire que l’immigration pourrait contribuer à rajeunir une population canadienne vieillissante.
L’immigration a longtemps paru comme une porte de sortie : on ne fait pas suffisamment d’enfants, donc les immigrants pourraient venir combler le déficit démographique. Mais cette stratégie soulève elle-même plusieurs questions.
On s’est donc tourné vers les arguments économiques, une partie du patronat et certaines pressions politiques, notamment de la part de certains partis. Au Québec, on peut notamment citer Québec solidaire et le Parti libéral du Québec, qui défendent des positions favorables à des niveaux d’immigration importants.
La pénurie de main-d’œuvre dénoncée correspondrait plutôt, dans plusieurs cas, à des postes difficiles à combler, peu compétitifs ou offrant des conditions de travail moins intéressantes.
Il existe notamment un document intitulé « Portrait des postes vacants au Québec – deuxième trimestre 2018 », publié par l’Institut de la statistique du Québec, qui fait le tour de la question des postes vacants et des difficultés de recrutement. Parmi les emplois fréquemment cités figuraient notamment les serveuses, les caissières et les journaliers.
Près de 40 % des postes vacants signalés n’exigeaient aucune formation particulière. Une partie importante de ces postes étaient similaires à ceux qui existaient déjà plusieurs décennies auparavant et correspondaient à des emplois précaires, avec des conditions de travail ou des salaires peu compétitifs et un roulement important de personnel.
Pour les emplois de qualité, il ne manquerait d’ailleurs pas nécessairement de candidats pour les combler. La Banque mondiale avait publié en 2014 un document faisant état d’une pénurie mondiale de travailleurs spécialisés.
La situation du Québec soulève donc une autre question : si une proportion importante de personnes possédant une formation postsecondaire occupent des emplois pour lesquels elles sont surqualifiées, ne sommes-nous pas plutôt devant une pénurie d’emplois de qualité?
Dans ce sens-là, M. Legault avait peut-être raison sur un point : ce dont nous avons besoin, ce sont des emplois qui paient 30 $, 40 $ ou 50 $ de l’heure. Les postes vacants dans ces secteurs sont toutefois beaucoup plus rares.
À l’époque, le salaire moyen au Québec était d’environ 24 $ de l’heure, et rappelons-nous que des centaines de milliers de travailleurs québécois gagnaient moins de 15 $ de l’heure.
Selon Jacques Houle, dans le contexte actuel, on devrait d’abord s’occuper des travailleurs déjà présents sur le marché du travail et de ceux qui sont sous-payés.
Le rôle du patronat
Sur la question du patronat, certains employeurs se plaignent du coût trop élevé de la main-d’œuvre. On peut penser à Alain Bouchard, de Couche-Tard, dont l’entreprise avait enregistré un bénéfice net de 1,7 milliard $ US sur 51,4 milliards $ US de revenus en 2018, comparativement à 1,2 milliard $ US en 2017.
La question mérite donc d’être posée : le patronat mise-t-il sur une immigration importante pour éviter de moderniser son appareil de production et pour limiter la pression à la hausse sur les salaires?
Ce n’est pas un secret que nous vivons dans une société capitaliste. Lorsqu’on possède une entreprise, on cherche naturellement à réduire les coûts afin d’obtenir une meilleure rentabilité, et la main-d’œuvre représente une partie importante de ces coûts.
Une immigration importante peut-elle alors contribuer à exercer une pression à la baisse sur les salaires? Lorsqu’on entend certains dire : « Vous savez, ils vont pouvoir exiger de meilleurs salaires », c’est effectivement une question à examiner.
Dans certains secteurs, comme les usines d’abattage, payer quelqu’un 13 $ de l’heure pour un travail particulièrement exigeant est difficilement défendable. Il en va de même pour un préposé aux bénéficiaires payé moins de 15 $ de l’heure alors qu’il doit faire vivre une famille à Montréal.
Il est donc normal que les salaires augmentent afin de s’ajuster aux réalités du marché du travail.
Si on regarde la situation au Québec et la révolution numérique, une partie des entreprises est déjà engagée dans l’automatisation. Alors, qu’est-ce que fait une immigration importante? Elle peut permettre à certaines entreprises de reporter la nécessaire automatisation de leurs opérations.
Jacques Houle donne notamment l’exemple d’une conférence à Victoriaville où il avait comparé deux entreprises de soudure : l’une utilisait des soudeurs traditionnels, tandis que l’autre avait recours à la soudure numérique. C’est dans l’entreprise ayant automatisé le travail que les salaires étaient les plus élevés.
L’effet pervers d’une immigration où les exigences sont faibles pourrait donc être d’encourager une partie du patronat, particulièrement dans le secteur industriel, à reporter la nécessaire automatisation.
Et plusieurs des emplois non compétitifs pour lesquels on parle aujourd’hui de pénurie de main-d’œuvre pourraient éventuellement disparaître avec l’évolution technologique.
Il suffit de regarder la révolution numérique qui est en train de transformer l’économie mondiale pour constater que certains emplois, notamment ceux de caissières, de serveuses et de journaliers, pourraient être progressivement automatisés.
Que fera-t-on alors avec cette main-d’œuvre dont les emplois n’exigent aucune scolarité particulière lorsque ces postes deviendront redondants?
On peut donc constater que l’immigration peut avoir de multiples effets et entraîner d’importantes conséquences, non seulement sur le marché du travail, mais également sur la démographie et la langue.
Si on pense à l’ordre de grandeur de l’immigration massive sur le plan démographique, linguistique, sur la survie du français à Montréal et sur l’économie, la question de la pénurie de main-d’œuvre mérite d’être examinée beaucoup plus largement.
La majorité francophone
Au début des années 1990, la majorité historique francophone avait réussi à se maintenir autour de 80 % de la population du Québec, ce qui lui permettait de conserver un poids politique et culturel important. Il existait une majorité établie.
Mais depuis la fin des années 1990, pour différentes raisons, cette majorité est confrontée à une évolution démographique qui soulève des inquiétudes.
L’immigration a également été utilisée, depuis la Conquête, comme l’un des facteurs ayant contribué à modifier la composition de la population canadienne-française.
La Conquête est l’expression utilisée pour désigner la prise du Canada par la Grande-Bretagne durant la guerre de Sept Ans et, par le fait même, les changements qui en ont résulté dans les conditions de vie des quelque 60 000 à 70 000 habitants francophones, ainsi que de nombreux peuples autochtones.
Les travaux de Charles Castonguay ont également porté sur l’évolution démolinguistique des francophones hors Québec.
Charles Castonguay, né en 1940 à Ottawa, a été professeur titulaire au Département de mathématiques et de statistique de l’Université d’Ottawa de 1968 jusqu’à sa retraite. Le 25 janvier 2001, il a participé à une journée thématique de la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec portant sur les enjeux démographiques et l’intégration des immigrants.
Ces travaux ont notamment étudié l’évolution du français chez les Franco-Ontariens et les changements dans l’usage du français à la maison.
Historiquement, plusieurs vagues d’immigration ont contribué à transformer la composition démographique du Canada. Les loyalistes, par exemple, étaient des colons américains restés fidèles à la Grande-Bretagne et à la monarchie britannique pendant la guerre d’indépendance américaine.
Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’immigration a pris encore plus d’ampleur. De 1900 jusqu’à la fin des années 1990, malgré une immigration élevée au Canada, mais moins importante au Québec, plusieurs immigrants ont utilisé le Québec comme lieu de transit.
Malgré cela, le Québec a longtemps réussi à maintenir une forte majorité de personnes ayant le français comme langue maternelle.
Les projections linguistiques
Le virage a commencé à se produire. Les projections de Statistique Canada publiées le 25 janvier 2017 sur l’évolution linguistique du Canada soulevaient des inquiétudes quant à la diminution possible du poids démographique des francophones.
Certaines projections envisageaient notamment une diminution de la proportion de francophones entre 2011 et 2036.
Qu’est-ce qui s’est passé?
À partir des années 1960, comme dans plusieurs pays occidentaux, la fécondité a fortement diminué. L’accroissement naturel est donc devenu beaucoup plus faible et la croissance démographique repose davantage sur l’immigration.
Selon les chiffres utilisés dans cette analyse, l’immigration moyenne au Québec était d’environ 30 000 personnes par année pendant certaines périodes, puis elle s’est maintenue au-delà de 50 000 par année à partir de 2009.
Cela représente des centaines de milliers de nouveaux arrivants et soulève forcément des questions sur les conséquences démographiques à long terme.
Croire que cette masse d’immigrants n’a aucun impact sur le plan démographique ou sur la vie des Québécois serait donc difficile à soutenir. La véritable question est de savoir quelle ampleur cet impact aura et comment le Québec choisira d’y répondre.
Immigration et poids démographique du Québec
Lorsqu’on compare les niveaux d’immigration à la taille de la population, il faut également tenir compte des différences considérables entre le Québec, le reste du Canada et les États-Unis.
Le Québec est une petite société francophone entourée d’un continent largement anglophone. C’est précisément cette situation particulière qui rend la question démographique et linguistique particulièrement importante.
Les chiffres que l’on donne représentent le nombre d’immigrants admis, mais il faut également tenir compte des naissances, des départs, de l’âge des immigrants, de leur langue et de leur intégration linguistique pour mesurer réellement l’évolution de la population d’ici 2036.
C’est précisément ce que les projections démographiques et linguistiques permettent d’étudier.
Tout ce qui est démontré dans cet article doit donc être replacé dans le contexte des projections de Statistique Canada et des analyses démographiques citées par Jacques Houle.
La question fondamentale demeure celle-ci : la majorité francophone du Québec peut-elle maintenir son poids démographique et linguistique avec les niveaux actuels d’immigration et un taux de fécondité aussi faible?
La loi 101 et la langue française
À partir des années 1950, la place de la langue française dans la société québécoise préoccupe de plus en plus la nouvelle élite francophone de la province.
La loi 101 est ensuite adoptée, constituant un geste historique. Il faut reconnaître au premier gouvernement du Québec sous René Lévesque l’audace d’avoir mis en place cette législation.
Les débats entourant la loi 101 étaient similaires, sur certains aspects, à ceux entourant aujourd’hui l’immigration : recours aux amalgames, grandes tensions sociales et débats qui se poursuivent encore aujourd’hui.
Sur le marché de l’emploi, la langue anglaise a longtemps occupé une place dominante dans certains milieux de travail. Cette situation était déjà documentée à l’époque, notamment dans les travaux de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, mise sur pied en 1963.
Sur le plan de l’immigration, la loi 101 a toutefois une portée limitée, notamment parce que l’admission des immigrants relève en grande partie du gouvernement fédéral.
Des personnes arrivent au pays avec des parcours scolaires différents et ne sont pas nécessairement scolarisées en français. La capacité du Québec d’imposer ses choix linguistiques dans l’ensemble du processus d’immigration demeure donc limitée par le partage des compétences entre Québec et Ottawa.
Une étude menée par la vérificatrice générale aurait également montré qu’une partie importante des nouveaux arrivants ne maîtrisaient pas le français à leur arrivée et que la participation aux cours de francisation demeurait limitée.
Il faut toutefois vérifier les chiffres précis avant de présenter ces données comme établies, notamment les pourcentages concernant la connaissance du français et la participation à la francisation.
L’évolution des seuils d’immigration
À partir de 2003, sous les gouvernements libéraux, on observe une hausse des niveaux d’immigration. En 2007 et 2008, durant la récession, le gouvernement libéral de Jean Charest a maintenu des niveaux élevés plutôt que de les réduire.
Selon cette analyse, cette décision mérite d’être examinée, notamment en comparaison avec les politiques d’immigration d’autres pays occidentaux durant les périodes de ralentissement économique.
Depuis 2009, les chiffres demeurent élevés, avec des niveaux d’immigration qui dépassent fréquemment 50 000 personnes par année au Québec.
Les chiffres de nouveaux arrivants au Québec utilisés dans cette analyse sont notamment les suivants :
-
2012 : 55 000
-
2013 : 52 000
-
2014 : 50 000
-
2015 : 46 000
-
2016 : 53 000
-
2017 : 52 000
Soit environ 308 000 immigrants sur six années, selon les chiffres fournis.
En Ontario, les chiffres utilisés sont :
-
2012 : 99 000
-
2013 : 103 000
-
2014 : 95 000
-
2015 : 103 000
-
2016 : 110 000
-
2017 : 112 000
Soit environ 622 000 immigrants.
Pour l’ensemble du Canada, les chiffres cités sont :
-
2012 : 257 809
-
2013 : 259 038
-
2014 : 260 296
-
2015 : 222 876
-
2016 : 296 405
-
2017 : 286 500
Soit environ 1,58 million de nouveaux résidents permanents sur cette période, auxquels s'ajoute 2018, avec plus de 321 000 admissions, selon les données citées.
[Image — projection linguistique de Statistique Canada]
Une question qui demeure
Les chiffres montrent une évolution démographique importante. La question n’est donc pas simplement de savoir s’il faut être « pour » ou « contre » l’immigration.
La véritable question est de savoir quel niveau d’immigration le Québec peut maintenir tout en protégeant son poids démographique, sa langue française, son marché du travail et son identité culturelle.
Si la proportion de francophones diminue pendant que l’immigration augmente et que la fécondité demeure faible, il est légitime de se demander quelles seront les conséquences à long terme.
Et lorsque le gouvernement affirme que la langue française n’est pas en danger, il faut regarder attentivement les chiffres et les tendances démographiques derrière cette affirmation.
Pour ma part, je considère que les chiffres ne racontent pas nécessairement toute la réalité. Ils doivent être examinés sur plusieurs décennies, en tenant compte de la langue maternelle, de la langue parlée à la maison, de la langue de travail, de l’immigration, de la fécondité, de l’émigration et de l’intégration linguistique.
C’est justement cette évolution qu’il faut regarder en face.

La langue maternelle au Canada de 1971 à 1978 c'est 62.2 de la population qui parle anglais, 25.6 français et autre 13%, parlé à la maison c'est en 1971 et 1980 68.2%, anglais, et 24.2% pour le français.
Si ça peut vous donner une idée, quand le gouvernement dit que la langue française n'est pas en danger, on parle de 79% au Québec, pour ma part les chiffres ne représentent pas la réalité.

Au Canada, à l’extérieur du Québec, la minorité de langue française, définie selon la première langue officielle parlée, est passée de 4,0 % en 2011 à 3,8 % en 2016.
Dans une société, peu importe l’origine des immigrants, une certaine proportion finira par quitter le pays ou par ne pas s’y établir de façon permanente. Si, par exemple, on conserve 80 % des immigrants accueillis, il faut bien comprendre que cette masse migratoire aura nécessairement un impact sur l’avenir démographique. Penser que cela n’aura aucun effet, c’est se mettre la tête dans le sable.
Ce qui est particulièrement préoccupant aujourd’hui, c’est que le gouvernement Legault se rapproche de la position du Parti libéral concernant le maintien du seuil d’immigration autour de 50 000 personnes. Selon cette perspective, il ne resterait peut-être que quelques années pour revoir en profondeur la politique d’immigration. Si rien n’est fait, certains craignent que les effets cumulatifs de l’immigration finissent par transformer profondément nos repères démographiques, linguistiques et culturels.
La communauté musulmane de la région métropolitaine de Montréal, au Québec, comptait 221 040 personnes en 2011, soit près de 6 % de la population métropolitaine totale. Elle comprenait notamment un nombre important de personnes d’origine marocaine, algérienne et libanaise.
Je le répète : les chiffres utilisés dans cet article proviennent principalement de Statistique Canada et de données gouvernementales. Ce sont donc des données publiques que chacun peut consulter et vérifier.
On nous parle également sans cesse de pénurie de main-d’œuvre. Pourtant, lorsqu’on regarde l’évolution de la population, de l’immigration et du marché du travail, il faut se poser la question : quelle part de cette croissance démographique répond réellement aux besoins du marché du travail, et quelle part crée de nouveaux besoins?
Dernièrement, on nous parle aussi constamment de pénurie de logements. Et croyez-moi, si la croissance démographique se poursuit au même rythme, la pression sur le logement risque de demeurer un enjeu important.
Alors posons-nous simplement la question : pourquoi avons-nous une pénurie de logements?
Est-il vraiment surprenant que la demande augmente lorsque des dizaines de milliers de nouveaux arrivants s’ajoutent chaque année à la population, auxquels s’ajoutent les personnes qui entrent au pays de façon irrégulière?
Ce n’est pas une question de blâmer les individus. C’est une question de capacité d’accueil : combien de personnes pouvons-nous accueillir, à quel rythme, et avons-nous suffisamment de logements, d’infrastructures et de services pour suivre cette croissance?
Les gens derrière Statistique Canada, contribues au financement du parti libéral.

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